Le projet de supermarché coopératif à Toulon

Le Constat

Aujourd’hui nous rencontrons de plus en plus de difficultés pour nous approvisionner en nourriture :

  • saine et ayant du goût
  • dont nous connaissons la provenance,
  • qui génère le moins d’impact néfaste sur notre environnement,
  • qui permet aux producteurs et agriculteurs de vendre à un prix juste
  • qui est accessible à tous (économiquement)

Nous sommes souvent obligés de multiplier nos courses (marché, supermarché bio, visite producteurs, supermarché traditionnels) afin de tenter de concilier toutes ces attentes.

L’inspiration initiale de ce projet provient de la Park Slope Food Coop à Brooklyn, un supermarché coopératif de 1000m2 créé en 1973, et du supermarché coopératif de la Louve à Paris (1400 m2 dont 600 m2 esp. vente et 850 m2 en sous sol), qui a ouvert ses portes dans le 18e arrondissement en novembre 2017.

Chacun des 16 000 membres que compte la PSFC et des 7000 membres de la Louve, participe à son fonctionnement à hauteur de 2,45 heures de travail par mois ; en échange de ce travail, ils peuvent y acheter des produits parmi les meilleurs du coin, tant en termes de qualité que de variété et à des prix extrêmement bas.

À la différence des grandes surfaces  traditionnelles, les supermarchés coopératifs utilisent leur  puissance économique pour soutenir le travail agricole régional et favoriser, au sein de leur réseau, une culture dynamique d’échange d’expérience.

Les membres de Park Slope assurent eux-mêmes 75% de la main-d’oeuvre du magasin.

C’est ce système de fonctionnement qui distingue la PSFC de la plupart des autres coopératives alimentaires et qui lui permet de maintenir des prix très bas tout en payant un prix juste aux producteurs.

Aujourd’hui, nous pensons que le temps est venu de créer une coopérative similaire dans l’agglomération toulonnaise.

Le supermarché coopératif toulonnais permettra à ses coopérateurs d’y faire toutes leurs courses.

Fonctionnement du supermarché de Toulon

Les coopérateurs y trouveront :

  • Des produits locaux et issus de l'agriculture biologique ou raisonnée chaque fois que cela sera possible, à prix moindres de 20 à 40% par rapport aux supermarchés bio traditionnels.
  • Une offre alimentaire et non-alimentaire suffisamment diversifiée pour satisfaire tous les goûts et les habitudes alimentaires des coopérateurs
  • Des produits en vrac afin d’éviter les emballages
  • Des services associés au lieu (ateliers nutrition, cours de cuisine, halte garderie, café, conférences, espace d’activités autour du bien être, etc.)

En contrepartie, chaque coopérateur s’engage à :  

  • Investir 100 €, soit 10 parts de la coopérative. Les bénéficiaires des minimas sociaux peuvent n’acheter qu’une part, soit un investissement de 10 €. Ces sommes sont remboursables à tout membre qui souhaite sortir de la coopérative.
  • Donner 2h45 consécutives toutes les 4 semaines afin d’assurer bénévolement les tâches nécessaires au bon fonctionnement du magasin (caisse, stock, administration, nettoyage…).

Le supermarché, c’est aussi...

Le supermarché coopératif, c’est un moyen de manger mieux. C’est aussi un lieu de rencontre. Bien manger permet de préserver notre santé, préserver la planète, retrouver le goût des aliments, trouver du plaisir. Bien manger, c’est aussi payer un prix juste pour ce que l’on achète, juste pour le producteur et juste pour le consommateur.

Créer ou refaire du lien, passe en priorité par la langue, mais aussi par la nourriture.

Autour du supermarché, on trouvera un food lab qui proposera des cours de cuisine, des ateliers autour de la nutrition, diététique, une halte garderie qui accueillera les enfants des membres coopérateurs. Ainsi, le supermarché coopératif se veut une maison commune, un lieu où les coopérateurs, quelles que soient leurs habitudes alimentaires, pourront se retrouver pour échanger, partager du temps et créer du lien.

La culture se nourrit des échanges. Le projet a pour objectif de s’enrichir des cultures aussi culinaires.

Notre politique d'achat

Le choix des produits à acheter pour la Coop est un processus complexe qui implique la prise en compte de plusieurs éléments souvent inconciliables, comme la qualité, le goût, l'impact environnemental, le coût, l’espace disponible sur le rayonnage, l'inventaire de notre stock, les requêtes des membres et la demande générale, le transport, la disponibilité des produits chez nos distributeurs actuels, et d'autres critères encore en fonction du type de produits. Lorsque nous décidons d'acheter un produit, nous prenons en considération avec le même sérieux un certain nombre de principes fondamentaux qu’il sera nécessaire de redéfinir ensemble, tels que :

  • le goût,
  • la durabilité environnementale,
  • les circuits courts
  • le respect du commerce équitable et des conditions de travail de nos producteurs,
  • la pratique de prix bas,
  • le devoir de satisfaire les besoins culinaires d’un voisinage hétérogène

 

Dans l'idéal, chaque produit distribué devrait répondre à toutes ces exigences. Cependant, si l’offre recherchée sur le marché est inexistante ou insuffisante, la Coop proposera plusieurs versions d'un même produit afin que ses membres puissent faire leur choix en fonction des critères les plus importants pour eux.

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